Silence dans les rangs !

Ainsi donc, nous étions réunis (enfin, presque, les Haut-Marnais aimant se faire attendre…).

Bonheur. Le mot de la semaine était déjà présent dans tous les esprits. Se retrouver, là, en toute simplicité, comme si on s’était vu la semaine passée, sous un délicieux soleil de fin d’après-midi, autour d’un verre (les Normands profitant particulièrement de l’absence d’humidité, après 3 semaines de pluie ininterrompue dans leur contrée lointaine)…

On va chercher le Duncan à la gare, puis on attaque le casse-croûte. Quand fromage et jambon riment avec rires et souvenirs ! Mais ne l’oublions pas, c’est une veille de vendanges ; ainsi les premières questions existentielles se font entendre, du type « et cette année, on commence à quelle heure ? », l’organisation des chambres nécessite une intense réflexion… Bref, on se met en conditions pour être au top durant toute la semaine !

La soirée se poursuit sur la terrasse de la maison des vendangeurs : après les retrouvailles, les rencontres. On s’intéresse à ceux qu’on ne connaissait pas, y compris la bande de jeunes normands (j’ai nommé Johan, Hugo, Louison, Maël, David), qui en plus ont eu la délicatesse de nous apporter une petite bouteille de Ratafia… C’est évidemment à ce moment là que les Haut-Marnais se décident à arriver ! Assez rapidement, tout ce petit monde rit ensemble et la camaraderie s’installe. Quelques verres plus tard, il est temps d’aller dormir… Comme dirait Johan « on va pas tarder, demain on se lève de bonne heure » !

Le premier jour… Que dire du premier jour ? L’énergie est là, l’enthousiasme des nouvelles rencontres, mais l’équipe n’est pas rodée. Normal, après 1 an sans pratiquer ! Les habitués se remettent en route, les nouveaux découvrent le métier, et tout le monde souffre en fin de journée. Heureusement, après plus de huit heures à ramasser du raisin, il y a ça :

 

Mais aussi ça :

Ca tire derrière les cuisses, on sent chaque muscle de notre dos, les coups de soleil nous font mal, mais on est définitivement heureux d’être là.

Après un excellent dîner (merci encore à Paule et Monique, nos deux charmantes cuisinières, qui nous ont régalé toute la semaine), tournoi de pétanque ! Rien de tel pour resserrer les liens, rire (beaucoup) et raviver l’esprit de compétition (un peu).

Peu de photos de bonne qualité, mais tellement de bons souvenirs… Une soirée inoubliable !

Simon, Duncan, David et Louison :

Johan, toujours en train de rire :

Réunion au sommet entre Louison, Olivier et Maël :

 Mais que voulez-vous, il faut des gagnants, et ce soir là, la fine équipe Stéphane-Marc-Jeanne a remporté haut la main la victoire… Avis aux amateurs d’une revanche !

Malgré la fatigue, une petite bande de résistants lutte pour poursuivre la soirée, s’abreuvant de bière et se régalant des -bonnes- blagues de quelques plaisantins… Les vacances quoi ! Mais Johan le répète, demain, on se lève de bonne heure, et souvenez-vous, la deuxième journée est la pire…

Effectivement, la deuxième journée est la pire ! D’ailleurs Simon et moi-même trouvons que c’est bien dur dès le matin…

Marcelle ne voit pas où est le problème…

 

Mais après un petit casse-croûte sur le coup de 9h15…

 

 

 

Et quelques étirements :

Ca va bien mieux !

Simon

On peut donc reprendre le travail avec entrain ! Mais quand même, c’est dur… Ca tire, ça brûle, c’est long… heureusement qu’on a quelques chanteurs nés dans la troupe qui sont là pour élargir notre champ de conscience musical ! On passe de Fool’s Garden à Georges Brassens, sans oublier Claude Nougaro et autres poètes ; on découvre de nouvelles (et intéressantes) chansons paillardes, c’est un petit peu Vendanges Culture chez nous…

Aaah, le déjeuner ! Nos cuisinières sont non seulement douées, mais en plus elles sont adorables. Après avoir -trop- mangé, chacun vaque à ses occupations : sieste, piscine, crème solaire, café-philo… Chacun son style !

La journée continue, et c’est une troupe un peu cassée que l’on trouve dans les vignes… On vous l’avait dit, que c’était le pire, le 2ème jour ! Mais le coeur y est, l’ambiance aussi, les Haut-Marnais sont à l’honneur question animation, et ont eu la riche idée d’apporter un seau d’eau avec… des bières ! Telle la carotte au bout du bâton, la bibine au bout du rang en motive plus d’un ! On s’octroie même une pause dans l’après-midi (ne le dites surtout pas à la patronne) pour se réhydrater un peu :

Enfin on est quand même surveillés par notre adjudant-chef…

Et il nous arrive de travailler !

 

Résultat, fin de journée, Maryvonne est complètement HS…

Bon, du coup, on a pas poussé non plus, et comme l’équipe est trèèèès efficace, on a pu finir un peu en avance. C’est donc tous raides que nous rentrons vers la maison, avec la douce perspective de la douche et du plongeon dans la piscine, sans compter le Kir / communard qui nous attend !

Mais méfiez-vous de l’eau qui dort, les Haut-Marnais ne sont jamais fatigués… Ainsi ils animent la soirée comme à leur habitude, en chansons, blagues, anecdotes ; on est pas couchés !

Du coup, le lendemain matin, on est un peu à l’Ouest, mais rodés. On ne sent plus notre dos, les courbatures sont passés et les coups de soleil laissent place à un délicieux bronzage unilatéral.

La journée se déroule parfaitement bien (ah, cette équipe !), le raisin est beau :

Les vendangeurs aussi…

Ce qui est bien aussi, au Domaine de la Roche Pilée, c’est qu’il y a de l’entraide. On s’aide dans les vignes quand quelqu’un traîne un peu, parce que croyez-moi, il n’y a rien de pire que de lever le nez et de s’apercevoir qu’on est à 50 mètres des autres… Donc nous mettons en place certains jeux : telle parcelle sera faite en étant tous exactement sur la même ligne, ce qui implique que chacun se déplace pour aider celui qui en a besoin (la dite parcelle a tout de même été faite en 15 minutes, un record !) ; celle-ci sera faite par équipe de 2 ou 3, donc on se tire la bourre pour remporter la serpette d’or… De quoi remonter le moral des troupes et varier un peu les plaisirs (vous ne me croirez pas, mais ramasser du raisin, c’est assez répétitif comme activité, donc si on ne s’amuse pas, ça peut vite tourner à la torture).

Et puis, on apprend de nouvelles chansons grâce à Simon, Charlie, Duncan et Paul… Je ne vous écrirais peut-être pas ici les paroles, c’est un humour parfois à la limite du vulgaire, mais tellement drôle quand on entonne tous ensemble le refrain de « Ma mère m’a donné 100 sous »…

On a même eu la visite de Christine à l’heure du déjeuner, qui est arrivée à cheval dans les vignes (on a la classe ou on ne l’a pas, que voulez-vous…).

Paul a eu droit à son tour de poney, et a fait 2-3 bêtises :

L’après-midi, Duncan a fait le porteur (pratique, il mesure 1m95…)

Et, ENFIN ! Est venu le meilleur moment de la journée, la soirée ! (Bien entendu, je plaisante -à moitié- ; il est évident que nous ne laissons pas la troupe se débaucher une fois la nuit tombée… En tout cas disons moins qu’ailleurs !)

Olivier et David sont donc bien contents :

Et le lendemain matin…. A l’heure où blanchit la campagne :

Pour changer, on va aller ramasser du raisin !

Dernière journée… On est à la fois contents et tristes de savoir que ça se termine. De leur côté, les normands vendangent encore un ou deux jours chez les voisins, et la bande Haute-Marne / Paris préparent une semaine en Bourgogne.

Du coup, on se lâche un max. Ca chante, ça danse, ça crie, bref, on essaie de faire de cette dernière journée un super bon souvenir. Une grosse après-midi s’annonce, si on veut finir, il va falloir cravacher ! Mais il fait chaud, très chaud, et c’est long, très long. La troupe pense trop à ce qui reste encore à faire, du coup, c’est la démoralisation. Pour ne rien arranger, la dernière parcelle, celle qui est le long de la piscine, est difficile : ça monte, c’est très ensoleillé, l’odeur du chlore nous fait rêver… Du coup, après une montée, la plupart des vendangeurs ont le moral dans les chaussettes. Concertation avec la patronne et les syndicaux : on arrête là. Les Haut-Marnais continuent un peu, mais on finira le lendemain matin, en petit comité.

Nous avons le plaisir d’accueillir Romain et Guirec pour le dernier soir, venant respectivement de Haute-Marne et de Bretagne. Ils dinent avec nous, participent au « Chika Chik » de Simon (une danse qui se pratique debout sur sa chaise, agrémentée d’une chanson que tout le monde répète après lui), découvrent ce que c’est qu’une bonne ambiance de vendanges après avoir passé 2 semaines un petit peu difficiles en Champagne… La soirée se poursuit jusque tard dans la nuit, on visionne les photos de Duncan, les patrons sont avec nous, comme toujours, et vraiment, on est heureux d’être là. Il y a bien sûr le quart d’heure émotions, durant lequel chacun dit aux autres qu’ils sont merveilleux, que ça a été une semaine de bonheur, et qu’il faut absolument qu’on se rende visite pendant l’année. On signe tous le jéroboam qui trouvera sa place dans le réfectoire, à côté de celui de Bernard, quelques années plus tôt…

Le lendemain matin, avec la précieuse aide de Romain et Guirec, Simon, Charlie, Paul, Duncan et moi-même finissons la parcelle de la veille. Rythme plus tranquille : on attaque vers 9h30, casse-croûte à 10h30, et à 11h30, c’était fini. On déjeune en compagnie des Boss, et on fait tranquillement nos valises, pour prendre la route direction : POMMARD.

En rentrant, j’ai eu le plaisir de découvrir les nombreux mails et messages laissés par les Normands… Manifestement, ça leur a plu ! Ils réservent déjà leurs places pour l’année prochaine, ont trouvé super ce mélange des régions, genres et âges ; et nous aussi !

Ainsi donc se terminent les vendanges 2011, un millésime qui s’annonce bon et coloré, à l’image de ceux qui ont participé à son élaboration.

Encore merci à ceux qui étaient là, et qui me lisent… Et à l’année prochaine !

 

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3 réflexions au sujet de « Silence dans les rangs ! »

  1. Just superb.
    Une superbe semaine, comme tout les ans. Un endroit merveilleux avec des gens fantastiques. Que du bonheur, faudrait faire çà 3 fois par an.

  2. Juste énorme cette semaine, du boulot des délires de magnifiques rencontres que demander de plus rien je pense, à si vivement l’année prochaine. Bisous à tous et cette article ma fait monter les larmes au yeux très bien écrit, sa rappelle de tellement bon moment.

  3. Que d’émotions en te lisant Jeanne.
    Merci à toi de nous faire revivre cette semaie qui fût un véritable bonheur !

    Surtout n’oubliez pas : Les Normands sont toujours là alors… A l’année prochaine !

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